Rupture Rhône Express : La ville de Lyon demande la résiliation du contrat

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Rupture Rhône Express : La ville de Lyon demande la résiliation du contrat

Le président de la Méropole de Lyon, David Kimelfeld, a annoncé vouloir résilier le contrat de concession de Rhônexpress, la navette qui relie l'aggloméfration à l’aéroport Lyon Saint-Exupéry

UNE RENÉGOCIATION QUI ÉCHOUE : LE PANORAMA LYONNAIS EN QUESTIONNEMENT

La renégociation entre la métropole Lyonnaise et le Sytral ne parvient pas à aboutir pour le moment. La situation devient chaotique. 

LE 5 DÉCEMBRE 2019, DAVID KIMELFELD ANNONÇAIT LA RÉSILIATION DU CONTRAT RHÔNEXPRESS, NAVETTE JUGÉE TROP CHÈRE POUR LES USAGERS

Au printemps dernier, après six mois de négociation, la Métropole de Lyon, principal financeur de cette desserte, et le Sytral, autorité organisatrice des transports de l’agglomération lyonnaise, avaient entamé une renégociation avec le concessionnaire à propos du contrat Rhônexpress. En effet, la navette est régulièrement pointée du doigt pour ses tarifs jugés trop élevés par les voyageurs et les lyonnais.

Les trois objectifs principaux étaient les suivants : 

- faire baisser le prix,

- permettre l’apparition d’alternatives concurrentes

- améliorer la desserte de l’Est Lyonnais

David Kimelfeld menaçait alors l’interruption du contrat tandis que la présidente du Sytral, Fouziya Bouzerda, cherchait une solution pour maintenir une navette rapide vers l’aéroport. En effet, le Rhônexpress répond à une forte demande tout au long de l’année.

Même si les échanges ne devaient être divulgués, certaines informations ont permis de savoir que le concessionnaire avait cédé pour une baisse de prix. Toutefois, celle-ci aurait été jugée insuffisante par le président de la métropole. 

LE PRÉSIDENT DE LA MÉTROPOLE DE LYON S’ATTAQUE À UN SYMBOLE

Que va-t-il se passer maintenant ?

Faut-il s’attendre à une baisse du prix de la navette et ou à l’apparition d’offres concurrentes ? Rhônexpress avait diminué le prix de son ticket de 2,40€, le faisant passer de 16,30€ à 13,90€. À titre comparatif, à Paris, un ticket de RER pour l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle coûte 10,30€ pour une distance comparable.

Pour conclure, la solution d'une baisse de prix, jugée selon lui insuffisante, n’a pas suffi à convaincre le président de la métropole lyonnaise et son équipe à continuer de collaborer avec Sytral. 

 

LA RÉSILIATION - UN VÉRITABLE INVESTISSEMENT, UNE SUITE INCERTAINE

La conjoncture provoque un doute pour la Métropole de Lyon. Il reste encore le vote du comité qui déterminera la suite des évènements.

UNE RUPTURE À L’AMIABLE OU AUX TRIBUNAUX, UN CONTRAT QUI RESTE EN SUSPENS

Après des mois d'échanges, la décision de la ville ne laisse aujourd'hui aucune chance à de nouvelles discussions.. 

David Kimelfeld dans le même temps demande la convocation d’un conseil syndical, afin de soumettre au vote la résiliation du contrat.

Il s'agira en outre d'analyser les conséquences futures au niveau juridique, financier et d’exploitation afin que le comité vote avec tous les renseignements requis.

La rupture pourrait intervenir dans une abiance à l’amiable, autant que devant les tribunaux. De plus, la collectivité risque de devoir verser entre 35 et 60 millions d’euros en cas d’échec. En effet, selon la Tribune, la métropole pourrait avoir à verser plusieurs dizaines de millions d’euros d’indemnités de rupture à l’entreprise Vinci. Même si l’action ne monte pas en justice, il n’en reste pas moins que la reprise des actifs sera lourde.

La réalité est que si cette résiliation n’obtient pas la majorité des voix, le contrat reste en état et devrait rester en suspens jusqu’à la nouvelle présidence de la métropole de Lyon. Si la majorité des voix sont pour, un préavis de 8 mois sera lancé afin que la résiliation soit effective à la rentrée.

OUVERTURE À LA CONCURRENCE POUR LA MÉTROPOLE LYONNAISE

Néanmoins, la résiliation n’aura aucun impact pour les usagers et le service continuera à être opéré par la société CFTA du groupe Transdev. Ensuite, la priorité sera de trouver un remplaçant. L’arrivée de la concurrence va permettre l’afflux de bus en parallèle de la navette.

De plus, la population ne verra de changements qu’au deuxième semestre 2020. Des changements incluant un repli des tarifs de 20 à 25 % soit un billet autour de 12-13 euros, une baisse bien supérieure à celle proposée par le délégataire actuel.

 

Source Lyon Mag / Lyon Capitale